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Un Noël à Bridgeville

1, 2 and 3 SHOTS · 22 décembre 2017

 

Un Noël à Bridgeville

 

Par Amandine

 

New York en décembre, ambiance magique, des milliers de lumières et de décorations avaient envahi la ville.

L’arbre de Noël gigantesque trônait déjà à Rockfeller Center et les vitrines des nombreuses boutiques étaient merveilleusement décorées.

Les grand magasins rivalisaient d’imagination et étaient en effervescence, chacun d’entre eux voulant se surpasser pour offrir à leur clientèle très nombreuse en cette période de fête, la plus belle vitrine, celle qui attirerait tous les regards, celle qui donnerait envie de pénétrer dans l’antre magique où se trouvaient tous les jouets que les enfants avaient commandés au Père Noël.

Et malgré le froid mordant, qu’ils soient New-yorkais ou touristes, les passants déambulaient dans les rues illuminées et flânaient dans les marchés de Noël, respirant l’ambiance enivrante et féerique, dégustant un chocolat chaud après avoir emmené les enfants à la patinoire.

 

Bill Kaulitz n’était pas de ceux là, lui, la connaissait bien cette effervescence, c’était tous les ans la même chose! Il avait autre chose à faire que d’aller admirer le superbe sapin et ses milliers de kilomètres de lampes, traîner dans les marchés, évoluer sur la patinoire, s’extasier devant les vitrines savamment agencées!

Il resserra sa longue écharpe en cachemire et poursuivit son chemin, de toute façon, il n’avait pas de présent à offrir puisqu’il vivait seul et que pour lui, Noël avait cessé d’exister lorsque sa grand-mère adorée avait quitté ce monde emportant la magie de cette période avec elle.

 

Arrivé à destination, il franchit la grande porte vitrée d’un immeuble et traversa d’un pas vif le grand hall décoré avec soin. Il soupira discrètement, salua le gardien et la secrétaire et se réfugia dans l’ascenseur qui l’emmena au 48ème étage, son étage, le seul de l’immeuble où il n’y avait aucune décoration et aucun chant de Noël en fond sonore.

Edward Watkins, son ancien patron, devenu aujourd’hui son associé, l’attendait dans son bureau, relisant pour la n ième fois le mail qu’il avait reçu du maire d’Austin dans le Texas.

 

Ed, comme le surnommait ses employés, était un bel homme aux cheveux poivre et sel. D’allure soignée et élégante, il approchait doucement de la soixantaine. Il avait hérité du cabinet d’architecture de son père alors qu’il avait 25 ans et s’était battu pour que ce cabinet gagne en notoriété et en prospérité, grâce à ses idées novatrices et parfois révolutionnaires.

 

Bill frappa doucement à la porte et entra sans attendre de réponse. Il s’installa dans le fauteuil de cuir fauve en face de lui, croisa ses longues jambes, et son regard se porta sur un tout petit sapin orné de minuscules boules multicolores qui ornait un coin du bureau. Ed le regarda en souriant.

 

Cadeau de ma petite fille, Bill! Et oui, les enfants adorent Noël et encore, tu n’as pas vu sa lettre au Père Noël! Poursuivit le sexagénaire en riant.

Bien! Revenons aux affaires! Reprit-il sérieusement, tu es vraiment certain de vouloir conclure cette affaire avant les fêtes? On peut la différer, je ne pense pas que le maire d’Austin y verra un inconvénient!

 

Tout en parlant, Edward observait son associé. Il se souvenait encore, comme si c’était hier, de son entretien d’embauche. Bill s’était présenté suite à une annonce parue dans le New York Times et il avait tout d’abord été séduit par son physique. Très grand et très mince comme lui-même, il portait un costume noir ajusté, sur une chemise blanche et l’ensemble lui allait à la perfection. Ses cheveux bruns, longs et attachés en catogan, mettaient en valeur son visage fin et ses grands yeux couleur ambre étaient simplement entourés d’un discret trait de crayon noir, ce qui les rendaient fascinants.

Oui Bill était beau et Ed aimait les jolies choses, ce garçon serait certes un atout pour le cabinet, il en était sûr mais…

 

Je vois que vous avez 23 ans, vous êtes tout juste diplômé, vous n’avez pas d’expérience et dans mon annonce j’avais spécifié…

Vous aviez spécifié 2 ans d’expérience souhaitée mais… non exigée, donc, je tente ma chance! Le coupa Bill en souriant.

 

Edward avait éclaté de rire, il se revoyait au même âge, audacieux et sûr de lui mais sans être arrogant. Il avait senti chez le jeune homme cette soif de réussite et avait décidé de faire confiance à son instinct.

Il avait eu raison car depuis 7 ans maintenant, le cabinet d’architecture Watkins & Kaulitz était le plus réputé de New York.

 

……..

 

Ils travaillèrent longtemps sur le projet car le maire d’Austin, qui venait d’être élu avait de grandes ambitions pour sa ville, et c’était justement ce genre de travail titanesque qui intéressaient et motivaient les deux acolytes et amis.

A 22h, Ed bailla et se leva jetant un coup d’oeil vers la baie vitrée, puis enfila son manteau, ses gants et son écharpe. Il appela son chauffeur avant de quitter le bureau.

 

Je rentre Bill, sinon je vais avoir droit à la scène de ménage! Caroline ne comprend pas pourquoi je travaille d’avantage depuis que j’ai un associé! L’informa t-il en riant. Et toi, tu pourras avancer le projet demain dans l’avion!

Ah mais non! J’y vais en voiture! Répliqua le trentenaire.

 

Edward s’arrêta net devant la porte de son bureau et se tourna vers son associé.

 

Bill! Ce n’est pas sérieux! La météo annonce d’importantes chutes de neige, tu risques d’être bloqué au milieu de nulle part!

Ben oui mais je préfère être bloqué dans ma voiture que dans un aéroport!

Je te rappelle tout de même que New York – Austin, c’est 3000kms à peu de chose près!

Je sais Ed, mais j’ai tellement envie de conduire mon nouveau 4X4, tu comprends?

Bon, je ne discute pas, tu n’es qu’une tête de mule! Mais je te préviens! Tu as intérêt à revenir sain et sauf! Le gronda Ed pour la forme car il savait pertinemment que son associé n’en ferait qu’à sa tête!

 

Bill vérifia que tous les plans sur lesquels ils avaient travaillé se trouvaient dans l’ordinateur et quitta le bureau, une longue route l’attendait les jours suivants car il n’avait pas prévu de faire de longues pauses mais il s’arrêterait dans un hôtel pour dormir quelques heures, il n’était pas inconscient à ce point là!

 

……..

 

Le lendemain très tôt, Bill prit la route. Il avait prévu de quoi boire et grignoter et avait même rajouté dans sa valise quelques pulls bien chauds et des écharpes.

Il roula toute la journée, s’accorda quelques minutes de pause dans les stations services puis la nuit venue, il s’arrêta dans un motel pour quelques heures de sommeil et reprit la route le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux. Le puissant 4X4 filait sur les routes peu fréquentées et le beau brun était aux anges.

Puis le temps changea brusquement et des flocons de neige firent leur apparition, tout doucement d’abord, puis la neige tomba de plus en plus fort et une demi-heure plus tard, Bill ne distinguait plus la route, le GPS ultra perfectionné était muet et il n’avait plus de réseau, il dû s’arrêter et jura de colère.

 

Il sortit de son bolide pour essayer de distinguer quelque chose qui lui permettrait de se conforter dans l’idée qu’il n’était pas perdu et qu’il n’allait pas mourir de froid seul au milieu de nulle part, comme lui avait prédit son associé mais la tempête de neige faisait rage. Néanmoins, il crut apercevoir des petites lumières clignoter non loin de là, peut être que… ou alors, c’était son imagination?

Il se réinstalla derrière le volant et se remit doucement en route, dieu merci, cette voiture était très puissante, elle au moins ne le laisserait pas tomber, et roula vers les lumières avec beaucoup de difficulté. Il arriva devant un hôtel, se gara et se laissa tomber sur le dossier. Il ferma les yeux un instant, il était épuisé.

Le froid s’insinuait peu à peu dans le bolide et Bill frissonna. Il se décida de sortir et de parcourir les quelques mètres qui menaient à l’hôtel, il grimpa les marches et ouvrit la porte. Une clochette tinta et toutes les têtes se tournèrent vers cet étranger avec curiosité. Que faisait-il dehors par ce temps? Etait-il perdu? C’était plus que probable, n’avait-il pas écouté la météo! Les personnes présentes lui lancèrent un sourire bienveillant avant de reprendre leur activité.

Il referma la porte et la clochette tinta à nouveau, il allait se diriger vers le bar qui faisait office de réception lorsque une petite fille blonde en costume de lutin apparut.

 

Bonjour Monsieur! Lança t-elle, tu es perdu? Tu veux une chambre? Tu veux manger?

Megan! Entendit-il avant qu’il ne puisse répondre au petit lutin.

 

Bill cligna plusieurs fois des yeux en voyant apparaître le maître des lieux qui n’était autre que… le Père Noël?? La surprise, la chaleur soudaine, l’émotion, la fatigue, la faim le firent vaciller et le Père Noël le rattrapa vivement pour l’installer sur une banquette de cuir rouge.

 

Bonjour, je suis Tom Paterson, le propriétaire de l’hôtel et ce lutin est ma petite sœur Megan, précisa t-il à Bill tout chamboulé.

Ah! Je croyais que vous étiez le Père Noël! Murmura le beau brun perdu.

Heu, non, j’aimerais parfois, surtout pour faire obéir cette adorable petite peste, mais non, je n’ai que le costume! Répliqua Tom en riant.

Enchanté Père No…heu… Tom, je suis Bill Kaulitz et je ne sais pas où je suis.

A Bridgeville, annonça Tom comme si toute la planète connaissait Bridgeville.

Oui, et c’est où?

Tout dépend d’où vous venez! Poursuivit calmement le propriétaire.

Je viens de New York et j’allais à Austin, dans le Texas, précisa Bill.

Dans ce cas, c’est simple, vous vous trouvez à mi-chemin entre New York et Austin! Je vais vous préparer un chocolat chaud et ensuite vous irez vous reposer, d’accord?

 

Bill opina de la tête, il avait vraiment besoin de se reposer, il y verrait plus clair après quelques heures de sommeil. Il se régala avec son chocolat chaud et quelques biscuits encore tièdes et Tom le conduisit à sa chambre. Lorsqu’il ouvrit la porte, Bill faillit défaillir à nouveau et Tom le rattrapa le scrutant, l’air inquiet.

 

C’est… C’est la chambre, elle ressemble à celle que j’avais chez ma grand-mère et… ça fait 15 ans maintenant qu’elle… et les larmes coulèrent sans vouloir se tarir.

 

Le propriétaire comprit et pris Bill dans ses bras pour le consoler. Il attendit que le brun se calme et l’allongea sur le lit, il lui ôta ses bottes et celui-ci s’endormit aussitôt. Tom le recouvrit avec l’épaisse couette chaude et ferma les rideaux en prévenant Megan de ne pas faire de bruit, ce beau New-yorkais avait besoin de calme.

Bill se réveilla en fin d’après midi, il se leva et ouvrit les rideaux. Il grimaça, la neige était encore plus présente. Il explora la chambre, vit que Tom lui avait apporté sa valise et son ordinateur, et sourit en découvrant une salle de bain attenante. Il se délassa dans un bain moussant en se remémorant sa drôle d’aventure. Il éclata de rire en pensant à Tom qu’il avait confondu avec le Père Noël! Bon sang! Il n’avait plus 5 ans pourtant! C’était vraiment n’importe quoi et surtout pas digne d’un Bill Kaulitz de 30 ans! Il avait bien dû se marrer ce mec déguisé en Père Noël!

Il sortit du bain, enfila des vêtements chauds, saisit son ordinateur et descendit, il travaillerait dans la salle en attendant le repas.

 

Il entra dans la pièce et salua les personnes présentes, apparemment c’était les mêmes que lors de son arrivée, il se dirigea vers le petit lutin assis en compagnie de personnes âgées qui s’affairaient à fabriquer… des guirlandes en papier?? Il écarquilla les yeux avant de les refermer, il se sentit vaciller à nouveau, serra son ordinateur contre lui et tenta de se rattraper au dos d’une chaise. Megan se leva d’un bond et entoura sa taille de ses petits bras en criant TOOOM! Et Tom accourut et le rattrapa pour la 3ème fois de la journée.

Cette fois ci, il ne portait pas de déguisement et Bill se retrouva contre le corps chaud du propriétaire et Tom sentit des larmes ruisseler dans son cou. Il releva le visage du beau New-yorkais et planta ses magnifiques yeux noisettes dans l’ambre des yeux du jeune homme qu’il tenait dans ses bras. Bill ne le lâchait pas, observant à travers ses larmes ce beau Père Noël, qui n’en était plus un à cet instant, admirant ses yeux, l’ovale parfait de son visage, sa barbe naissante, ses lèvres pulpeuses, ses cheveux châtains retenus en une sorte de chignon d’où s’échappaient quelques mèches. Et Bill se sentait merveilleusement bien, enveloppé dans les bras puissants de Tom et ceux de Megan.

 

Un nouveau souvenir? S’inquiéta le châtain, ne lâchant pas prise.

Les guirlandes! Répondit faiblement le brun, j’en faisais avec ma grand-mère pour Noël.

Alors, tu vas nous aider! Décida le petit lutin d’un air guilleret.

Je ne peux pas Megan, je dois travailler encore avant de repartir pour Austin!

Bill! C’est impossible! Il neige toujours et les routes sont glissantes et même… inexistantes par ce temps! Tu es condamné à passer Noël avec nous, que tu le veuilles ou non! Insista Tom d’une voix ferme.

 

Le beau brun se rendit compte que tous les yeux étaient braqués sur le couple toujours enlacé, il rougit et se sépara de Tom, pourtant, il ne percevait aucune hostilité, que de la bienveillance. Il soupira et réfléchit rapidement, il enverrait un mail à son associé et au maire d’Austin, leur expliquant la situation et passerait Noël à Bridgeville. Ed rigolerait certainement, il savait que Bill n’avait plus fêté Noël depuis 15 ans, pourtant Caroline, ayant appris qu’il était seul, l’avait convié tous les ans depuis qu’il travaillait avec son mari mais il avait toujours décliné gentiment son invitation. Et voilà qu’il allait se retrouver à fêter Noël entouré de gens qu’il ne connaissait même pas! Il soupira à nouveau et s’installa près de Megan qui lui tendit aussitôt le papier crépon rouge et blanc, des ciseaux et une agrafeuse.

Tom lança un regard à Jenny, responsable de l’atelier «guirlandes» qui hocha la tête, oui, elle veillerait sur sur le beau New-yorkais, et repartit en cuisine.

 

Tu veux que je te montre?

C’est inutile Megan, je m’en souviens encore, répliqua Bill souriant en découpant les bandes de papier et les assemblant en damiers.

 

Le lutin attendit que le brun termine sa première guirlande et poussa un cri de joie lorsque celui ci la déplia.

 

Elle est magnifique! Hein Jenny?

Oui, c’est vrai, approuva Jenny, tu peux continuer Bill, il en faut beaucoup!

Mais… c’est pas si grand ici pourtant!

T’es bête! C’est pas pour ici, c’est pour la salle des fêtes! Rétorqua le petit lutin en haussant les épaules.

Quelle salle des fêtes? Interrogea Bill surpris.

Ben, celle du village, tout le monde y sera!

Tout le monde?

Ben oui, tous les habitants, si tu préfères!

Ah oui et il y a combien d’habitants?

Je sais pas… peut être 100?

106 Megan, rectifia Jenny.

 

Bill se sentit mal, 106 villageois dont il ne connaissait qu’une infime partie.

 

Mais ils sont tous très sympathiques, tu verras, tu passeras une bonne soirée! Le rassura Jenny qui avait perçu la soudaine panique du brun. Et puis il y aura Tom, tu ne seras pas seul! Rajouta t-elle en souriant.

 

Bill rougit et plongea la tête dans sa confection de guirlandes jusqu’à ce que Tom annonce qu’il était temps de souper.

 

Le soir, le brun aida à débarrasser, ranger la salle puis rejoignit Tom qui terminait de nettoyer la cuisine. Ils s’installèrent ensuite au bar et Tom leur servit un chocolat chaud.

Bill appris que les parents du beau châtain et de sa sœur avaient été les propriétaires de l’hôtel, puis alors que Megan avait 3 ans, ils étaient partis en amoureux à New York admirer les illuminations de Noël, c’était le rêve de sa mère, et au retour, ils avaient eu un grave accident de voiture qui leur avait coûté la vie. Et Tom, à l’âge de 23 ans avait repris l’hôtel et s’était occupé de sa sœur, ça avait été une période difficile pour lui, il avait même pensé vendre et partir, mais les gens du village l’avaient beaucoup aidé et maintenant à 28 ans, il ne se voyait pas vivre autre part qu’à Bridgeville.

 

Et toi Bill, je sais que tu ne fêtes plus Noël depuis que ta grand-mère n’est plus, que tu ne quitte pas ton précieux ordinateur et que tu vis à New York…

 

Le beau brun était effaré, Tom était vraiment plus combatif que lui, il continuait de fêter Noël alors que Noël lui avait prit ses parents, il s’occupait de Megan qui était toujours d’humeur joyeuse et gérait son affaire. Il était toujours souriant et prêt à écouter et aider les autres.

 

Moi, j’ai été élevé par ma grand-mère car mes parents étaient toujours en déplacement pour affaires. Ils ont été victimes d’un crash d’avion quand j’avais 5 ans. A l’âge de 15 ans, j’ai perdu ma grand-mère et je suis allé vivre chez une tante qui travaillait beaucoup et que je ne voyais pas souvent. Quand j’ai commencé mes études d’architecte, je me suis acheté un studio avec l’argent que m’ont laissé mes parents et aussitôt diplômé j’ai commencé à travailler avec Edward Watkins et je suis son associé depuis 2 ans. J’ai revendu mon studio et acheté un appartement. Et maintenant à 30 ans, je vis toujours seul et je travaille beaucoup.

 

En voyant les larmes dans les yeux de Bill, Tom se leva et le prit dans ses bras. Le New-yorkais se laissa aller dans ces bras si réconfortants, il y serait resté toujours d’ailleurs dans d’autres circonstances mais il ne devait pas se faire d’illusions, sa vie à lui était à New York, la vie de Tom à Bridgeville.

 

……..

 

La veille du réveillon de Noël, Bill fit la connaissance de plusieurs villageois qui aidèrent Jenny et sa troupe à décorer la salle des fêtes, le grand sapin, et installer les tréteaux et les bancs pour le lendemain. Megan ne le quittait pas, ainsi que l’avait exigé Tom, et ça le rassurait. Jenny n’avait pas menti, les villageois l’avaient accueilli avec gentillesse et simplicité, l’incluant dans les préparatifs comme s’il faisait partie des habitants du village.

 

La soirée du réveillon arriva rapidement. Bill avait enfilé un long pull blanc bien chaud sur un pantalon noir et agrémenté sa tenue avec une longue écharpe en cachemire rouge. Il rejoignit Tom, qui lui était vêtu d’un pantalon noir et d’un pull rouge, et Megan qui l’attendaient pour rejoindre le lieu du réveillon.

 

Tu n’as pas mis ton costume de Père Noël? S’étonna le brun.

Ce n’est pas moi le Père Noël ce soir! Je laisse ce job au vieux Jim, comme chaque année depuis… si longtemps déjà…je ne m’en souviens même plus! Et tu es très beau! Ajouta Tom admiratif.

Merci, tu es très beau toi aussi! Répondit Bill en rosissant.

Bah moi, je l’ai toujours connu en Père Noël, le vieux Jim! Intervint Megan qui n’avait pas voulu se défaire de son costume de lutin.

 

A peine entrés dans la salle des fêtes, Megan s’échappa pour retrouver ses amis et Tom saisit la main de Bill. Il le présenta à toutes celles et ceux qui ne le connaissaient pas, même si la rumeur avait couru qu’un étranger de la grande ville passerait le réveillon en leur compagnie, mais cela ne dérangeait personne, les habitants étaient chaleureux et contents de recevoir ce beau garçon qui allait si bien avec leur Tom d’ailleurs!

Le repas se déroula dans une ambiance bruyante de fête, c’est que plus de 100 personnes réunies dans un endroit, ça fait du bruit. Les conversations allaient bon train, ils se connaissaient tous et appréciaient se retrouver ensemble. On complimenta le chef pour ses dindes farcies et les pâtissières pour les bûches et les divers gâteaux. Bill était radieux, ses yeux brillaient, il ne s’était pas senti aussi heureux depuis longtemps, il lui semblait avoir enfin trouvé une famille et les autres le considéraient comme étant des leurs, le 107 ème habitant de Bridgeville.

A minuit, le vieux Jim, déguisé en Père Noël fit son apparition avec plusieurs hottes remplies à ras bord de cadeaux car chaque personne recevait un présent, c’était la coutume du village. Bien entendu, les enfants attendaient ce moment avec impatience. Il distribua les cadeaux aux enfants puis fit le tour des tables et Bill écarquilla les yeux en recevant un petit paquet. Il remercia le Père Noël, les larmes aux yeux, et pensa qu’il n’avait jamais autant pleuré que depuis qu’il était à Bridgeville, mais que lui arrivait-il? Tom le regardait en souriant.

 

C’est toi, hein? Mais comment as tu fait? Tu n’as pas quitté l’hôtel!

Ouvre ton paquet, j’espère que ça te plaira et ainsi tu auras un souvenir de ton Noël chez nous! Tu n’auras plus le droit de ne pas aimer Noël lorsque tu penseras à Bridgeville.

 

Bill déballa son petit paquet et resta muet de surprise, il se tourna vers Tom qui le regardait avec une infinie tendresse. Il lui embrassa la joue en murmurant «merci Tom, je ne la quitterais jamais, je te le promet» alors que le beau châtain lui accrochait autour du cou une chaîne en or avec un médaillon et le brun pleura à nouveau lorsqu’il ouvrit le médaillon car il y avait une petite photo de Tom et de Megan à l’intérieur. Voyant Bill pleurer, le petit lutin accourut aussitôt.

 

Le cadeau ne te plaît pas Bill? Demanda t-elle d’une voix inquiète.

Oh si! Je l’adore! Je pleure, mais de joie, je suis tellement ému et je vous aurais toujours avec moi!

Ben oui, on fait partie de ta famille maintenant! Répliqua t-elle en se jetant dans ses bras. Je t’aime bien tu sais, et Tom aussi, il t’aime bien!

Mais je suis triste car je n’ai pas de cadeau pour vous.

Tu ne pouvais pas savoir, tu ne nous connaissais pas! Et tu vois bien que je sais garder un secret, j’ai rien raconté! S’adressa t-elle fièrement à son frère.

 

Et elle disparut aussi rapidement qu’elle était arrivée.

 

Tom, dis moi!

 

Le beau brun n’était pas dupe, il connaissait la valeur des bijoux et celui-ci était particulièrement beau. Tom se mordilla la lèvre, l’air gêné, il avait peur que Bill refuse la chaîne lorsqu’il apprendrait la vérité. Il voulait que Bill aussi reçoive un cadeau et en avait discuté avec sa petite sœur et c’est elle qui lui avait proposé et choisi le médaillon.

 

Il vient de ma mère, elle en avait plusieurs et c’est Megan qui a eu l’idée, c’est elle aussi qui a choisi la photo.

Mais Tom, je ne peux pas accepter, c’est trop! Et ce médaillon appartient à ta famille!

Et tu fais partie de la famille maintenant, c’est bien ce qu’elle a dit, non?

 

Bill réfléchissait en triturant le médaillon, il était seul et le travail était son seul refuge, il voulait fuir Noël en partant à Austin, s’était entêté à s’y rendre en voiture et s’était perdu dans la tempête de neige, il avait trouvé un hôtel chaleureux, avait participé à l’organisation du réveillon, avait trouvé des amis et une famille dans ce petit village. Il ne voulait pas perdre tout ça. Et puis, peut être qu’un jour avec Tom et Megan, ils formeraient une vraie famille…

 

J’accepte Tom! Mais à une condition, je veux avoir de vos nouvelles, je veux vous voir chez moi et je viendrais vous voir aussi.

C’est d’accord Bill.

 

Jenny qui observait le couple depuis un long moment se décida à agir, sinon ces deux nigauds ne passeront jamais à l’action, alors qu’ils sont faits l’un pour l’autre, pensa t-elle. Elle se dirigea vers le couple, attrapa une branche de gui et la brandit au dessus de leurs têtes.

 

Allez les tourtereaux, assez roucoulé, on s’embrasse sous le gui, c’est la tradition!

 

Bill et Tom n’hésitèrent pas un instant et s’embrassèrent passionnément sous les applaudissements des 105 autres habitants de Bridgeville. Ils allaient sans doute fonder leur famille plus vite que prévu et Bill ne verrait plus jamais Noël de la même façon.

 

……..

 

De retour à New York, Bill avait repris le travail à un rythme effréné. Le maire d’Austin avait été époustouflé par la créativité et la réactivité de ce cabinet d’architectes. Les plans proposés étaient exactement conformes à ce qu’il avait imaginé et le contrat avait été signé dans la foulée, un contrat qui ramènerait une coquette somme au cabinet.

Ed lui avait demandé comment s’était passé Noël dans ce village perdu dont il ne souvenait plus du nom, mais son associé avait répondu de manière évasive et il n’avait pas insisté, il savait que Bill n’aimait pas parler de cette fête. Cependant, il avait remarqué que plus les jours passaient et plus son associé était triste, oh, il travaillait toujours de manière aussi efficace, là n’était pas le problème, mais il lui semblait comme… nostalgique, oui, mais pourquoi nostalgique? Que s’était il réellement passé pendant son bref séjour dans cet endroit dont décidément, il avait oublié le nom! Il avait bien reçu des mails, l’informant de la situation mais…

Ed se leva d’un bond, il ne supportait plus de voir son associé et ami arriver le matin, le visage de plus en plus pâle, les yeux rouges comme s’il avait pleuré toute la nuit et… des tas de choses affreuses s’insinuèrent dans son esprit. Il traversa le couloir et entra dans le bureau du brun. Il devait en avoir le coeur net.

Il s’installa dans le fauteuil face à Bill, celui-ci ne l’avait pas entendu entrer, concentré sur un nouveau projet.

 

Bill!

 

Le beau brun releva la tête, surpris du ton impérieux employé par son associé.

 

Bill, que s’est-il passé dans ce trou perdu? Tu as une mine épouvantable depuis ton retour! Ils…ils t’ont fait du mal? Interrogea Ed d’un ton anxieux.

 

Bill se laissa tomber sur le dossier de son fauteuil et son regard se fit lointain, il était à Bridgeville, et malgré tous ses efforts pour les contenir, les larmes coulèrent le long de ses joues sous le regard inquiet de son ami. Ed s’approcha et lui posa la main sur l’épaule.

 

Raconte moi Bill, que t’es t-il arrivé!

 

Le brun soupira, il s’essuya les yeux et leva la tête vers son associé. Ce n’était pas son genre de craquer devant les autres mais depuis Bridgeville ça devenait une habitude, comme si toutes les larmes qu’il avait gardé en lui si longtemps avaient décidé de se manifester.

 

Ed, je…j’ai rencontré un homme extraordinaire dans ce petit village, un homme doux, gentil, adorable, prévenant et… fort, et je suis tombé amoureux. Il est propriétaire de l’hôtel où j’ai trouvé refuge et s’occupe de sa petite sœur qui est aussi merveilleuse que lui. D’ailleurs tous les habitants du village sont chaleureux et j’ai passé un moment inoubliable en leur compagnie. Tiens! Regarde ce que Tom et Megan m’ont offert pour Noël!

 

Bill sortit le médaillon qui ne le quittait jamais, de sa chemise et lui montra le petit portrait du frère et de la sœur, souriants.

 

Et beau gosse en plus! Plaisanta Ed qui s’était détendu au fur et à mesure que son associé lui racontait son histoire. Il avait eu tellement peur pour lui!

 

Bon, cette situation n’était pas insurmontable, il fallait juste s’organiser pour que les amoureux se retrouvent, mais pourquoi Bill ne lui en avait pas parlé?

 

Et vous vous êtes revus depuis? Questionna Ed qui adorait les belles histoires d’amour et qui estimait que son ami méritait de vivre enfin heureux.

Je suis passé les voir en revenant d’Austin mais c’était si difficile de les quitter! Et les larmes coulèrent à nouveau devant ce souvenir douloureux. Et ce n’est pas facile pour lui de fermer l’hôtel et il y a Megan aussi et moi, je ne peux pas quitter mon travail non plus! On s’appelle tous les soirs mais ce n’est pas suffisant et ça nous rend encore plus tristes.

Mais Bill, tu peux prendre des vacances! Tu n’en prend jamais!

Oui Ed, mais ce n’est de vacances dont j’ai besoin, c’est… de vivre avec lui, et ça, c’est impossible!

 

A ce moment, le téléphone du bureau sonna et la voix mécontente de la secrétaire retentit.

Monsieur Kaulitz, une personne désire vous voir, mais elle n’a pas de rendez vous! Il dit s’appeler Tom Paterson mais je ne pense pas qu’il soit client chez nous! Et en plus, il insiste!

Faite le monter immédiatement et accompagnez le! Répondit sèchement Ed avant de couper la communication.

 

Bill regarda son associé l’air perdu. Tom était venu le voir à New York! Il bondit de son fauteuil et courut vers la porte, l’ouvrit à la volée, puis courut dans le couloir, attendit impatiemment devant l’ascenseur et se jeta dans les bras de Tom dès que la porte s’ouvrit. Ils s’embrassèrent passionnément devant les yeux surpris de la secrétaire. Ed, sur le pas de la porte du bureau, observait la scène en souriant.

 

Tu es venu… je suis tellement heureux de te serrer dans mes bras!

Moi aussi Bill, je n’en pouvais plus! J’avais besoin de te voir, de sentir ton odeur et de te tenir contre moi et de…

Hum! Et si tu faisais les présentations Bill? Rigola Ed qui s’était approché doucement.

Ah oui! Se souvint le brun dont les yeux pétillaient de bonheur, Tom je te présente mon associé et ami Edward Watkins et Ed, je te présente mon grand amour Tom Paterson.

 

Les deux hommes se serrèrent la main en souriant, Bill était collé à Tom qui entourait sa taille d’un bras possessif.

 

Où est Megan? Elle t’a laissé partir sans rien dire? S’inquiéta le beau brun.

Oh non! Rigola Tom, tu te doutes bien qu’elle a voulu m’accompagner pour te voir! Elle est restée sagement dans le hall, elle est pas commode la secrétaire! Tout le monde est comme elle ici?

Eh bien, disons que tout le monde n’est pas aussi chaleureux que chez vous à Bridgeville.

 

Ed poussa un soupir de mécontentement et saisit son téléphone.

 

Anna! Vous ramenez immédiatement la fillette qui est dans le hall!

Oui Monsieur Watkins!

 

Et cette fois ci, c’est Megan qui elle, sauta dans les bras de Bill qui la fit tournoyer en riant. Bien entendu, elle voulut visiter le bureau du brun et s’installa confortablement dans son fauteuil.

 

Une vraie petite PDG! Riait Ed, quand tu seras architecte, on t’embauchera!

C’est d’accord! Je vais bien travailler à l’école, alors! Répliqua Megan d’un air sérieux.

C’est nouveau ça? Maintenant il te faut une promesse d’embauche pour bien travailler à l’école? S’étonna Tom alors que Bill riait.

Eh oui! C’est la nouvelle génération et je m’y connais, j’ai trois petits enfants de son âge! Affirma l’associé du brun.

 

Bill mit son manteau, salua son associé et ils quittèrent l’étage, ils passeraient la journée ensemble à visiter la ville et resteraient chez Bill pour la nuit.

 

……..

 

Edward Watkins avait réfléchi, les clients venaient parfois de très loin et avoir une annexe à Bridgeville serait intéressant pour le cabinet. Bill pourrait s’occuper de ces clients et lui, formerait un de ses collaborateurs pour le seconder et avec toutes ces technologies actuelles, il n’y aurait pas de problèmes puisque c’était déjà de cette façon qu’il fonctionnait avec son associé lorsqu’ils étaient l’un ou l’autre en déplacement. Bill pourrait ainsi vivre avec l’homme de sa vie et s’épanouir, et lorsqu’on les voyaient ensemble avec la petite Megan, ça sautait aux yeux qu’ils formaient une famille!

 

Lorsque Bill arriva le lendemain, Ed planchait déjà sur la nouvelle organisation du cabinet. Il se pencha par dessus l’épaule de son ami et écarquilla les yeux.

 

Annexe à Bridgeville? S’étonna le brun.

Oui, nous sommes deux associés, il y aura moi à New York et toi à Bridgeville et ne me dis pas que c’est impossible, c’est bien le maire d’Austin qui a fait appel à nous? Et je te rappelle qu’ Austin est à 3000kms d’ici donc nous pouvons récupérer de nouveaux clients dans cette zone.

 

Ed lui expliqua le projet de fonctionnement du cabinet sur 2 sites et Bill approuva. Son associé était certes un hommes d’affaires mais il venait aussi de lui faire le plus beau des cadeaux.

 

Merci Ed, souffla le brun ému, je vais tout de suite prévenir Tom, il sera fou de joie!

 

Et c’est ainsi que début Avril, Bill quitta New York pour emménager avec Tom et Megan à Bridgeville, devenant officiellement le 107ème habitant.

Il garda son appartement comme pied à terre lorsqu’il se rendait au cabinet de New York et peut être qu’un jour, Megan l’utiliserait aussi si elle décidait de poursuivre des études dans cette ville.

 

En décembre, les villageois commencèrent les préparatifs de Noël et Jenny, qui s’occupait de sa petite fille malade, confia «l’atelier guirlandes» à Bill qui nomma Megan associée.

 

 

 

FIN

 

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Joyeuses fêtes de fin d’année à vous toutes!

            Lovelybibi et Amandine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 commentaires

  1. cc merci tres beau cadeau de noel cette os et toute mimi ,je te souhaite de belles fetes de fin d’année et fetes de noel ……………

    1. Merci beaucoup, je suis ravie que ce petit OS t’ai plu et je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle année.
      Merci pour ton comm:)

  2. J’ai pas vraiment de mots mais cette os de Noël est magnifique. Merci de l’avoir écrit et je te souhaite de passer de bonne fêtes.

    1. Merci beaucoup, c’est le 1er Os que j’écris et je suis très heureuse qu’il te plaise:)
      Je te souhaite tout ce que tu désires pour cette nouvelle année.
      Merci pour ton comm:)

    1. De rien, je suis ravie qu’il te plaise:)
      Je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle année.
      Merci pour ton comm:)
      Bisous:)

  3. C’est un très jolie os typiquement dans l’ambiance de noël ! Avec un Bill tout fleur-bleu hihi j’ai bien aimé mais il se sont mis ensemble un peu vite non xD enfin c’est ce qu’on appelle le coup de foudre ! 🙂

    Bisous

    1. Ravie de te revoir sur le site Laure. Alors oui, tu as raison, leur mise en couple est un peu rapide mais c’était cruel de les faire attendre plus longtemps et je ne pouvais pas… comme tu dis, c’est un coup de foudre:)
      Bisous et merci pour ton com:)
      Et je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle année.

    1. Merci beaucoup, ça me fait plaisir:)
      C’est vrai, j’ai écrit quelques bonus mais jamais d’OS, je vais y penser…
      Merci pour ton comm:)

  4. coucou Amandine ! Ça fait plaisir de te voir poster un OS ;)Imagines ma surprise quand j’ai vu le thème, tout commence à New York à Noël…
    Eh oh ! La CIA trace mes déplacements ou quoi ? xD Bref c’était une super surprise vu que j’ai mis les pieds aux US pour la première fois ce Noël pour passer les fêtes avec ma petite sœur au pair pour un an. On a admiré le sapin et la patinoire du Rockfeller Center que Bill ignore totalement au début de ton Os. On a fangirlé devant les vitrines de Sax (bien plus chouettes que celles des Galeries Lafayette je dois avouer) pesté contre les piétons empotés , le froid etc.
    Enfin, revenons en au sujet, j’ai adoré parce que je ne faisais pas que lire le texte, je voyais exactement ce qui entourait Bill au début de ton histoire et cela donnait une tout autre dimension à la lecture.
    Le ton est bien vite posé. On va parler d’un mec que l’on sait beau jeune etc puisqu’il s’agit de Bill (et que les premières phrases ne l’identifient pas à un SDF ^^) pour qui Noël ne signifie rien d’autre que jour de travail banal. On se doute bien que quelque chose va l’amener a revoir sa vision des choses mais on ne peut pas franchement deviner quoi; alors on suit bien gentiment ses déboires dus à la neige et sans que l’on ne s’en rende vraiment compte, on passe d’une histoire avec dure, au ton plutôt cynique, à une jolie romance sans prise de tête qui se lit toute seule 🙂
    C’est mignon mais pas cucul, attachant sans être totalement dégoulinant de guimauve et ….bah voilà quoi ! C’était chouette et j’attends avec impatience de te relire !!!!
    Bisous 🙂

  5. Coucou Pauline, LOL non pas la CIA mais une coïncidence, je te le jure;) et je suis ravie que tu ais pu lire cet OS tout en te replongeant dans des souvenirs heureux.
    Merci pour ton argumentation pertinente, et oui, je sais que dans la réalité la vie n’est pas toujours facile, c’est pourquoi je la rend « rose » le temps d’un OS!!
    Bisous et merci pour ton comm:)

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