Le voilà avec du retard.
Désolée.
Il est un peu plus court que d'habitude mais j'espère qu'il vous plaira.
Je ne sais pas si vous aimez les vampires mais moi je suis fan et j'ai découvert un roman: River dream que je vous conseille fortement. C'est très bien écrit en plus et très original.
Je l'ai dévoré.
Allez.
Bonne lecture
N'oubliez pas de vous inscrire à la news letter et d'ensuite vous rendre dans votre boite email pour confirmer l'inscription sinon ça ne marchera pas.
En septembre, plus de comm pour vous prévenir.
********************************
Jour -2
Ces murs en grosse pierre de taille respiraient l'histoire, la vieillesse et en les touchant on pouvait sentir tout les siècles écoulés. Toutes ces générations qu'ils avaient supportés en silence, toutes ces guerres, ces secrets, ces trahisons.. tellement d'histoires.
L'entrée principale était immense et malgré l'obscurité même avec une bonne vue, on ne perçevait pas le plafond, juste une étendue bien sombre. Gus avait prévu deux lampes torches, il en fila une à Tom.
Le soleil venait de disparaitre, la lune était presque pleine, mais ses rayons ne semblaient pas vouloir éclairer la vieille batisse qui fut jadis la demeure d'un quelconque comte.
Bill se cramponna à Tom comme si sa vie en dépendait, il frissonna. Il faisait vraiment froid.
Bill d'une voix mal assurée:" Je le sens vraiment pas les gars."
Le dreadé fit tout son possible pour ne pas le ridiculiser encore plus mais Gus lui ne put s'empêcher de rire à gorge déployée. Il tapota l'épaule de l'androgyne. Ses yeux étaient tout humides.
Gus:" Bill.. arrête, je vais mourrir de rire. Entre Tom et ses insectes et toi et tes fantômes… alors j'imagine même pas si le spectre d'une araignée apparait devant nous!"
Un. Deux.. il riait à nouveau suivit de Nathel. Les deux amoureux se rembrumirent. Et se décidèrent à avancer les premiers. Bill se collait un maximum à Tom parce qu'il adorait le sentir contre lui et parce qu'il avait froid. Et parce qu'il avait peur. Tom passa son bras autour de la taille de Bill et embrassa son front.
Les couloirs étaient immenses, les escaliers tortueux et effrayants. Les courants d'air de plus en plus glacial. Bill avait beau fermé tous les boutons de sa petite veste en cuir et se serrer contre Tom, il frissonnait. Il avait hâte de se retrouver autour du feu avec les filles, les veinardes devaient bien se régaler à cette heure ci.. pourquoi avait-il encore cédé?
Maintenant il claquait même des dents. Tom lui frotta le dos et les mains mais ..
Tom:" Tu es gelé!" déplora-t-il sur air affolé et coupable.
Tom:" Tiens la lampe!"
Bill la saisit et referma ses doigts dont il avait du mal à contenir les tremblements autour. Pourquoi était-il le seul à avoir si froid? Gus portait un simple T-shirt et se portait à merveille et très curieusement bavardait joyeusement avec Nathel. Tom passa son gros sweat XXXXXXXL par dessus la tête de Bill et lui enfila les manches.
Il reprit la lampe et le serra fort contre lui le berçant comme un enfant.
Gus amusé:" Les gars, c'est pas vraiment le moment de faire ce genre de chose."
Tom:" Bill se sent vraiment pas bien, on retourne au camp."
Sa voix trahissait son inquiétude. Il lui avait promis de prendre soin de lui et que tout irait bien. Et là accroché à lui il grelottait toujours. Il avait beau frotter de toutes ses forces, rien ne semblait le réchauffer.
Nathel et Gus se rapprochèrent, Gus toucha une des mains de l'androgyne.
Gus:" Bill? T'as froid depuis longtemps?"
Bill claquant toujours des dents:" Depuis qu'on est entré ici."
Tom n'attendit plus et revint sur leurs pas. a près tout cette expédition pouvait bien attendre le lendemain, les pierres ne bougeraient pas, ça lui avait parut tellement plus excitant de nuit mais tant pis. Gus cacha sa déception en gardant un oeil sur Bill.
Nathel:" Mais il y a au moins 15 degrés ici!"
Bill gémit en tentant de se rapprocher plus de Tom:" Si froid…"
Nathel farfouilla dans son sac et en sortit une grosse écharpe et de grosses mouffles. Tom les lui arracha presque et les enfila à son petit ange frigorifié. Puis un thermos.
Nathel:" Du chocolat chaud?"
Gus:" Tu te trimballes toujours avec autant de trucs?"
Tom:" On s'en fou de ça du moment que ça réchauffe Bill!"
Nathel approcha prudemment la tasse des lèvres de Bill et versa le liquide fumant doucement dans la bouche. Et ses dents cessèrent de claquer.
Bill:" Merci.. ca va mieux."
Un courant d'air plus froid et plus fort que les autres siffla entre les murs et fouetta leurs visages. Un courant d'air interminable qui semblait parler contre ces murs. Nathel déglutit.
Nathel:" On devrait pas trop traîner, moi aussi je commence à avoir froid."
Et il ne faisait pas allusion à la température.
…
Ils naviguaient sur les eaux calmes de la Spree, l'air était doux et la paysage des plus romantique mais Simone était attiré par autre chose que la vue de ces facades qui traversaient la ville, oui les yeux gris de Gabriel l'hypnotisaient presque. Il ne cessait de parler pour trois, il brillait tellement dans son costume bleu ciel satiné sur mesure, et sa chemise blanche en soie. Ses cheveux s'étaient un peu éclairci et lui donnait un air encore plus doux. Bill avait raison, cet homme savait se mette en valeur.
Il rayonnait.
Le jeune publicitaire venait de conclure un contrat qui lui assurait un bel avenir et ce client lui en apportait d'autres, oui les affaires se portaient à merveille. Tellement…. qu'elle crut défaillir quand il avança vers elle une petite boîte noire.
Elle sur ce bateau, le soleil se couchait et se reflétait à la surface une myriade de rouge et d'orangé. Les bulles de champagne, l'odeur agréable des Frikadellens, les bougies.. tout ça pour elle? Et maintenant cette boîte?
Elle la caressa du bout des doigts et la repoussa d'un geste élégant vers Gabriel, elle ne pouvait pas. Avec lui elle se sentait belle, désirée, comme ces princes dont on rêve petite fille. Mais..
Simone:" Gabriel, je ne peux pas accepter, c'est trop.. tout ça. C'est.. "
Les mots lui manquaient, l'émotion lui serrait la gorge. Ca faisait tellement longtemps qu'un homme ne l'avait pas ainsi choyée et adorée. Elle ne comprenait pas pourquoi Gabriel, physiquement gâté et en pleine réussite sociale s'intéressait à elle, une femme commune, un peu plus chanceuce que la moyenne. Une femme avec un ado à charge et Bill n'était pas tout les jours faciles.
Gabriel d'un sourire charmeur et irrésistible insista:" Simone, ça me fait plaisir, il saisit sa main entre les siennes, je ne sais pas si vous y avez fait attention mais notre rencontre, grâce à votre fils, ça fera un mois après minuit."
Il se souvenait de leur rencontre? De la date? Des détails? Son coeur cognait tellement fort dans sa poitrine qu'ell craignât que tout ele bateau ne le remarque, elle n'était plus habitué à tout ça. Elle avait cru être une femme parmis d'autres pour lui, ne s'était pas fait tant d'illusions. Elle n'avait plus 14 ans hélas.
Simone prise au dépourvu:" Je… Gabriel.. je n'ai rien prévu, je.."
Gabriel serrant plus fort sa main:" Simone, je tiens à toi. Je croyais que.. que c'était sérieux, est ce que je me trompe?"
Elle avait beaucoup trop chaud et ces prunelles grises fixées sur elle n'arrangeaient rien à son état. Il repoussa la petite boîte vers elle.
Gabriel:" Acceptez, en gage de ma sincérité."
Alors sans un mot, elle l'ouvrit et ce fut un collier en or serti d'une émeraude qui finit de l'achever.
Simone:" Gabriel!"
…
Lena serrait les poings, elle se retenait de ne pas réduire en charpie cette fille qui serait peut-être sa future belle soeur bien que cette idée lui retournait l'estomac. Mais que pouvait-elle contre l'amour de son benêt de frère! Oh oui! Elle voudrait le secouer comme un prunier et lui arracher ses oeillères.
Son regard n'était que flammes, son frère: elle l'adorait. Elle savait à quel point il avait bosser pour rentrer dans cette école, et chaque soir très tard, il étudiait encore et encore pour s'assurer un bel avenir.
Elle savait à quel point tout cela lui tenait à coeur, à quel point il était ambitieux, il projetait même de créer sa propre affaire plus tard et elle, cette fille qui prétendait l'aimer l'avait piégé avec ce maudit bébé, le plus vil des stratagèmes.
Lena savait que ça n'allait plus très fort entre eux et oui. Sarah le manipulait, de ça elle s'était persuadé. Ni Alizée, ni Cassie n'osèrent faire face à tant de colère et Sarah hoqueta en tombant dans ce regard, oui ce regard qui lui promettait mille enfers.
Lena:" Je ne te laisserais pas foutre la vie de mon frère en l'air, tu entends!"
Lena ne criait pas, c'était plus une voix sourde et grondante qui sonnait comme une déclaration de guerre. Kate se releva face à cette fille pleine de colère, non sans quelques appréhensions, pour se placer devant son amie, de peur que Lena tremblant de haine et de rage et surpplombant Sarah, les flammes du feu reflétant une ombre encore plus inquiétante, ne fasse un regrettable geste. Cette pauvre Sarah semblait bien penaude et minuscule en cet instant.
Kate tentant de ramener le calme:" Lena! Tu ne peux pas décider à leur place et même si Gustav est ton frère, tu dépasses les bornes!"
Lena:" C'est ça! C'est moi qui dépasse les bornes et elle, elle! Je parierais qu'elle l'a fait exprès!"
Oui le ton était amer et acide. Sarah à bout de nerfs se leva et quitta le cercle. Une fois de plus en larmes. Elle n'avait pas imaginé que la soeur de son presque fiancé lui vouait tant de haine.
…
Bill s'était bien réchauffé grâce au chocolat prodigue de Nathel et au corps bien agréable de Tom, oui, il n'avait plus froid mais pourtant il continuait de frisonner. Parce que quelque chose n'était pas normal. Deux choses en fait. Il était quasimment certain que ces escaliers jamais il ne les avait jamais emprunté à l'aller et de deux…. puisqu'il n'y avait plus d'air d'où venait les sifflements qui se répercutaient partout sur les murs?
Bill suppliant:" Tom, je, je t'en prie, fais moi sortir d'ici… j'ai peur."
Il n'avait plus d'honneur qui vaille car il était à présent persuadé qu'on pouvait mourrir si une chose assez effrayante vous faisiez arrêter le coeur. En plus de ça, plus personne ne parlait, l'ambiance avait changé. Il n'était plus le seul à avoir peur. Nathel ne s'en cachait même pas.
Nathel:" Gus… je m'en souviens pas de ces escaliers."
Bill:" Moi non plus."
Gus soupira, en avouant qu'il s'était perdu, il craignait que ces deux là ne cèdent à la panique. Et Bill en panqiue il ne préférait vraiment pas affronter ça. Il échangea un coup d'oeil vers Tom qui faisait de son mieux pour calmer son petit ami.
Tom:" Okay… on remonte!"
Gus ne daigna même pas discuter.
Tom chuchotant:" Bébé, les fantômes n'existent pas, ce sont que des vieilles pierres et les pierres ne te feront rien."
Si Bill et Nathel n'étaient pas aussi effrayés, si il avait été accompagné par une de ces filles faciles dont il avait pas mal profité, il se serait bien amusé à se planquer, à lui faire peur mais….
Ce genre de trucs avec Bill était plutôt risqué.
Bill se détacha de lui, il en avait assez de tout ça, qu'ils ne le croient pas. Il lui arracha la torche et grimpa ces foutues marches à vive allure. Marre qu'on le prenne pour une gonzesse apeurée.
PDV Bill
" C'est ça… existe pas! Je te jure que dès qu'on revient sur Nice, je l'emmène dans la maison de ce vieux Cartier, on l'a tous vu nous son fantôme! Là à nous offrir des caramels alors qu'on l'avait enterré y'a plus de 15 ans! Et encore c'était un gentil
Plus vite je sortirais d'ici, plus vite je pourrais remplir mon pauvre estomac affamé! "
Il ne faisait pas attention aux autres qui l'appelaient et à leurs voix qui s'estompaient de plus en plus et se mit à tourner un coup à droite, une autre fois à gauche. Il finirait bien par tomber sur une porte!
Une grosse porte en bois bien abîmée. Il la poussa et éclaira la pièce, une vieille chambre qui puait le renfermé et la poussière. Il y avait encore un lit en baldaquin. Et une armoire décrépie. Mais surtout.
Une fenêtre
" Ah ah! Victoire!
Trop heureux de sa bonne fortune, il entra précipitamment et un horrible bruit le fit tressaillir. Un bruit de claquement de porte et de serrure qui lui glaça le sang.
Ah Ah! Bill va-t-il mourir de peur ????
Et Lena, qui lui fera entendre raison? Tout le monde a peur d'elle.. les pauvres.
Et un peu de bonheur pour Simone….
Voilou.
A la semaine prochaine.