
Il avait avalé les 200 kilomètres en moins d’une heure, dépassant les limitations de vitesse, et maintenant les feux rouges dans le centre ville le rendaient fou, ses nerfs s’effilochaient de plus en plus, sa mâchoire carrée ne s’était pas desserrée depuis ce coup de fil. Au bout de la première phrase, son téléphone avait glissé de sa main, en tombant sur le sol le haut parleur s’étant déclenché. Léa. Kidnappée. Gangs. Police.
Il n’avait pas tout retenu. Juste sa femme qui pleurait et … un de ses collègues avaient ramassé son combiné et l’avait fait assoir. Il s’était effondré.
Une réunion importante devait avoir lieue mais son patron avait tout reportée.
Une fois ses larmes séchées et sa raison revenue plus ou moins à la normale, il s’tait levé pour rejoindre son épouse, il avait plus ou moins saisi qu’elle était avec Simone, que Bill aussi..
Bill… ce gamin avait toujours protégé Léa alors ça le rassurait un peu, juste un peu qu’elle ne soit pas seule dans cet enfer.
Quand il sortit de l’autoroute, son cœur battait de plus en plus vite et malgré la nuit tombante, il mourrait de chaud. Il klaxonna pour que la papi devant accélère quand ce feu passa enfin au vert. Pourquoi y-avait-il autant de feux putain!
Penser à sa destination l’empêchait de craquer totalement. Il était cadre commercial dans une boite pharmaceutique, il n’était pas souvent là il le regrettait mais grâce à ça sa fille et sa femme avaient une belle vie, et à présent cela semblait dérisoire, tout lui semblait d’une insignifiance amère si Léa mourrait. Il longeait la côte, et très vite reconnut le quartier de Bill, oui Bill, il ne pourrait jamais oublier ce brun qui avait fait briller les yeux de sa petite fille chérie.
Il tourna dans la rue et s’avança jusqu’au portail fermé électriquement, le gardien le reconnut, le salua avec un visage fermé, ici tout le monde aimait Bill et lui ouvrit.
Cédric trembla en avançant prudemment dans l’immense allée, cette villa était si foutrement gigantesque, comme dans ces films hollywoodiens pui il coupa le contact ; posa son front sur le volant en tremblant.
Il ne voulait pas affronter ça, ne voulait pas que ce soit vrai. Il allait juste retrouver sa femme et Léa sera là avec elle, ils riraient tous de cette mauvaise et méchante blague..
Il se força à descendre de la berline d’un pas lourd, elles n’étaient pas assez cruelles pour lui jouer pareille comédie et ça le brisa un peu plus, il expira très fort en appuyant sur la sonnette. Le majordome lui ouvrit avec un sourie triste et le conduit aux autres en l’annonçant: Carole bondit de son siège et se jeta en pleurs dans les bras de son mari qui la réceptionna un peu soulagé de ne pas être seul face à ce drame.
Carole sanglotant : « Cédric, oh mon Dieu! »
Cédric: » Je suis là chérie, au téléphone tu m’as expliqué que la police … »
Alizée d’une voix tranchante: » Si mon cousin et Bill s’en sortent, ce sera grâce à Tom et non pas à la police! »
Cédric observa l’adolescente au nez rouge et aux yeux gonflés; tout le monde était d’une tristesse abominable mais pourtant il y avait quelque chose dans leur attitude qui leur permettait d’ y croire, peut être ce Tom.
Simone se leva et posa une main sur l’épaule d’Alizée qui se logea dans les bras de sa tante, aucune d’elles ne pouvaient, ne voulaient, n’imaginaient perdre Bill.
Cédric d’une voix prudente et sachant que Simone avait très bien pu engager quelqu’un avec tout son argent pour sauver son fils: » Qui est Tom? »
Carole sécha ses larmes: » C’est le petit ami de Bill, il…il est parti les chercher. »
Et tout s’effondra, si ce n’était ni un flic, ni un tueur professionnel alors tout était foutu. Alizée vit l’espoir fondre dans ses yeux. Mais elle n’avait pas de mots pour expliquer à cet homme étranger qui était Tom.
Une autre voix s’éleva.
Judith: « Croyez moi, il est leur meilleur chance, il a du se former un autre gang, dévaliser une armurerie, Tom, mon fils, est plus dangereux que tout les flics réunis et je déteste qu’il soit comme ça! Il risque de détruire une partie de cette ville et à propos de ça: on devrait peut-être allumer la télévision, on devrait bientôt avoir des nouvelles. »
…
Tom avait senti Bill si fort en lui et su que son ange avait fait tomber tout ce qui faisait que l’un était Bill et l’autre Tom. Plus de barrières, plus de limites entre eux et dans cet enfer il sourit, c’était la première fois que Bill lui offrait ça et c’était foutrement grisant! Puis il se ternit car son ange avait peur, et il puisait en lui, en sa rage alors il lui envoya tout ce que lui ressentait comme on envoie un ballon de foot à une allure folle dans les filets des buts adverses: la force, le courage, la rage et la fureur et il sentit une partie de son énergie emplir Bill et effacer la moindre trace de peur. Il su que Bill pourrait faire face et se rassura. Il pensa à Léa .. ouais Bill la protégerait à n’importe quel prix, et Tom savait que s’il arrivait trop tard, les dommages seraient permanents.
PDV KAIS
Aucun des Snakes même les plus aguerris n’osaient approcher Tom, j’ai cru être en colère lorsque j’ai vu Léa sur les genoux de ce porc mais l’état de notre leader était au-delà de ça, un océan de rage et de fureur brulait en lui, et c’était si fort que n’importe qui aux alentours pouvaient le sentir.
Je n’avais pas cru ça possible. Avant. Je n’avais pas imaginé qu’une seule personne pouvait faire autant peur, et péter autant les plombs.
Ouais. Tom avait pété un câble.
Je me tenais près de Said priant que Sacha revienne rapidement, je ne pouvais en avoir un seul de si loin et ces lâches se cachaient derrière leurs murs. Tom fixa cette porte d’une façon étrange comme s’il pouvait la faire exploser rien qu’avec ses yeux et je m’attendais presque à que ça se produise puis tout bascula. Il cria alors que sa tête tourna vers la gauche puis il se frotta sa joue droite comme si quelqu’un l’avait frappé.
Quelque chose, une idée stupide traversa mon esprit, est ce que….est ce qu’il voyait Bill ? Ma gorge se serra parce que ses yeux, dans ses putains de yeux si sombres des flammes inquiétantes se mirent à danser.
Je me figeais devant un tel spectacle complètement terrifié, Tom ne ressentait pas de la rage et de la fureur, il n’était plus que ça.
Je reculais encore par sécurité et tout les autres aussi.
FIN PDV KAIS
Ses poings s’abattirent avec fureur sur le métal de la grande porte, quelque chose de brutal et de primaire se déchaina en lui.
Ils frappaient Bill, il le savait, il le sentait, sentait la douleur mais elle n’était rien comparée à sa rage, quiconque aurait soutenu son regard plus d’une seconde aurait été horrifié car derrière tout ce noir, Tom promettait les flammes de l’enfer à tous ces serpents !
Ses poings frappaient encore et encore et lui, hurlait d’une voix guttural, Tchad avait ordonné à ces gars de reculer alors que le métal avait légèrement plié.
Tchad avait écarquillé les yeux, il aurait pu tuer un éléphant avec un coup pareil! Ses phalanges saignaient mais il continuait toujours plus fort et un silence de mort régnait.
Son cœur battait trop vite, Tchad avait trop peur, si peur de cette colère.
Bill était à terre fixant Arkadi avec une haine si intense qu’elle traversa le moindre pore de la peau de Tom;
Tom hurla: « Vous êtes tous morts! »
Ce n’était plus vraiment une voix humaine, ça vous atteignait en plein cœur et vous tétanisait comme si ces paroles n’étaient pas que des mots, parce que ça sonnait comme un jugement irréfutable, comme une promesse irrévocable.
Il n’y avait plus un bruit derrière, comme si leurs ennemis n’osaient même plus respirer. Les gardes sur les toits avaient reculés, aucun d’eux ne voulaient affronter ce dreadé si furieux.
Si furieux, ce mot prenait à leurs yeux tout son sens.
…
A l’intérieur du QG, les Snakes de garde débarquèrent plus inquiets les uns que les autres, ils chuchotaient entre eux. Kowet son bras droit l’informa: Les Hyenes étaient attroupés là avec ce nouveau chef complètement fou.
Kowet: » Il a fracassé la tête de Cédric d’une seule main, d’un seul coup, je te jure il est dingue ce mec! »
Arkadi jetant un œil à l’androgyne qui utilisait son corps comme un bouclier entre Léa et ses hommes qui le fixaient avec peur et désir.
Arkadi s’approchant dangereusement d’eux: » Tom, mum? »
Le russe voulut forcer son prisonnier à se redresser en tirant sur ses cheveux mais Bill balança sa santiag dans son bras le fusillant de ces mêmes yeux sombres.
Il ne semblait pas souffrir et pourtant sa joue enflait et sa lèvre fendue aussi. Bill sentait que quelque chose se passait dehors, que Tom avait un moyen d’entrer.
Bill sifflant: » Je parie qu’il est là et que tes hommes sont en train de pisser dans leurs frocs! »
Arkadi fronça ses yeux, cet ado lui tapait sur le système et il allait le faire taire d’une façon ou d’une autre! Cette bouche devait savoir faire autre chose que sortir ces conneries!
Bill le fixant plus méchamment: « Dis moi un peu, il en a tué combien jusque là? »
Arkadi: » Il ne passera jamais la porte, et je vais faire saigner ton petit cul avant de laisser mes hommes en profiter et ensuite nous reparlerons de ce Tom qui était censé venir te sauver! »
Bill aurait du douter ou s ‘effondrer, Arkady voulait le faire plier, faire vaciller cette confiance mais juste ses yeux qui devenaient de plus en plus noirs.
Bill: » Il faudra me tuer pour ça! »
Arkady secoua la tête, il en avait marre. Il siffla et deux hommes les rejoignirent avec des chaines. Depuis le début de cette conversation Léa se contentait d’être le plus invisible possible, elle ne comprenait pas Bill, comment pouvait-il être si sur que Tom allait les sauver!
Elle étouffa un cri quand les deux Snakes s’approchèrent pour immobiliser Bill. Mais quelque chose venu d’ailleurs le submergea et rapidement avec une force puisée en Tom et ses mains autoguidées saisirent leurs nuques et les cogna l’une contre l’autre avec une violence dont il était normalement incapable.
Ils tombèrent au sol dans un bruit lourd, inconscients et Bill replongea dans les yeux d’Arkadi.
Bill: » Tu ne comprends pas, il est déjà là! »
….
La radio de Sterm l’informa d’un vol peu commun dans le port, des jeunes armés auraient volés un camion de chargement, Sterm fronça les yeux et un autre appel, des centaines de jeunes se tenaient devant un entrepôt désinfecté et abandonné depuis plusieurs années justement à quelques centaines de mètres du port. Sterm décrocha sa radio et donna ses ordres avant de filer sur les lieux.
Il allait coincer toute cette racaille et espérait que les deux victimes soient saines et sauves, elles étaient sa priorité.
Il n’avait que trois patrouilles de disponible dans le coin avec lui mais tant pis, attendre du renfort serait perdre un temps précieux!
Toutes sirènes hurlantes, ils foncèrent à l’endroit indiqué.
« Lieutenant Sterm, les brigades spéciales seront sur place dans 30 minutes. »
30 minutes, c’était beaucoup trop! Et ce blond était malin car une partie de ses hommes se trouvaient à une bonne cinquantaine de kilomètres à courser un leurre! Il ne devait pas le sous estimer.
….
Un gros bruit de machinerie et de moteur cassa ce silence lourd de promesses sanglantes, Tom cracha sur ce dernier rempart avant de se précipiter vers le gros véhicule puissant et rugissant.
Il hocha la tête satisfait, mais Sacha ne perdit pas de temps en explications inutiles, les 6 Hyènes qui l’avaient accompagnés descendirent du véhicule. Tom passa sa main sur cette carrosserie jaune. Ses yeux passèrent en revue le gigantesque véhicule et ouais, il devrait forcément être assez puissant pour briser ce maudit portail!
Tom ordonnant: « Bardez le d’essence! »
Et tous obéirent, tous avaient envie de se déchainer sur leurs ennemis jurés et Tom était le seul à les avoir déniché et à vouloir leur faire autant mal! Il arracha lui-même un tonneau pour en mettre sur les parties qui feraient le plus de dégâts, en une minute à peine, chaque rouage de la bête dégoulinait de ce pétrole transformé.
Sacha d’un geste comprit, elle positionna la vitesse au maximum, bloqua l’accélérateur avec un truc lourd qu’on lui avait préparé et sauta à terre.
L’engin démarra vite droit sur sa cible alors que Tom le suivit avidement jusqu’à l’entrée entouré de toute une meute briquet au point.
C’était un spectacle impressionnant que cet engin se dirigeant droit dans ce mur métallique et ces jeunes autour l’illuminant par les flammes de leurs briquets.
Tom: « Maintenant! »
Une bonne cinquantaine de zippos s’écrasèrent sur la bête et l’incroyable colosse de fer s’enflamma tel un soleil alors que sa carcasse flamboyante fracassait le portail dans un bruit affreux.
Fer contre fer.
Tom avait les poings serrés, les dents serrées, il encourageait la machine monstrueuse qui se consumait si facilement de toutes ses forces et quelque chose céda dans un bruit assourdissant.
Les hyènes hurlèrent, certains dansaient autour du véhicule alors que les pans de la porte cédèrent pour de bon.
Tom sourit, ce genre de sourire inquiétant et malveillant, alors que le véhicule pénétra dans la cour des serpents hallucinés, il sortit son flingue et visa le moteur et d’autres suivirent son exemple restant en arrière ligne, les coups plurent tuant le monstre de métal..
Et les flammes léchèrent le premier bâtiment alors que les serpents se retranchaient à l’intérieur complètement pris au dépourvu par cette attaque.
Et puis tout ne devint que cris, peurs et morceaux qui volèrent en éclats.
La machine dans une dernière ruade explosa détruisant les hommes et la matière autour d’elle, elle semblait refléter si parfaitement la rage démentielle du Berlin’s craka’s kinder qui observait le spectacle avec délectation.
Maintenant il n’y avait plus rien qui puisse être assez dangereux ou solide entre lui et Bill.
ah ah
lis lis très chère et Sterm aura du fil à retordre.
J’aime trop Black Tommy. Il ferait tout pour protéger ceux qu’il aime, encore plus Bill. Et c’est pour ça qu’on l’aime. Il ne fait pas ça pour le fric ou autre. Juste pour Bill et ses proches