Seul le son du fouet claquant sur sa peau et ses gémissements de douleur résonnaient dans la pièce. Il fermait les yeux forts et mordait ses lèvres jusqu’au sang car il refusait de hurler, il ne lui donnerait pas ce plaisir. Le sang coulait et la douleur devenait de plus en plus insupportable. Il serait marqué à vie, il le savait.
Il écarquilla les yeux et seule la pénombre lui fit face, ce connard tapait plus fort encore.
La porte s’ouvrit et se referma et son bourreau s’éloigna, il y eu un bref échange de parole, mais leurs voix parlaient trop bas pour que Tom puisse les distinguer. Et quelqu’un repartit.
« On a été une si vilaine chose. » ricana la voix, une voix que Tom ne connaissait que trop bien.
Il se colla au mur en tremblant, il aurait préféré mourir sous les coups brutaux du fouet plutôt que ça, que lui. Les pas s’approchèrent et un doigt descendit le long de sa colonne vertébrale et Tom frissonna, toute sa chair était à vif. Et il gémit, un gémissement pitoyable en fusionnant avec le mur rugueux et sale.
Kaulitz grommela quelque chose dans leur langue, une langue dont Tom ne connaissait que quelques brides et recula. La petite ampoule illumina la pièce et rien. Tom sentait le regard perçant de l’homme sur lui et maintenant il espérait presque qu’il le viole et que ce soit enfin fini parce que ce silence ne présageait que le pire.
Mais au lieu de ça. La lumière s’éteignit et la porte claqua derrière lui et Tom pleura, il pleura le front appuyé contre ce mur sale et froid. Quand ce cauchemar prendrait-il fin?
Et puis des hommes entrèrent à nouveau, on le détacha, l’aida à marcher et à s’allonger sur une civière et on le transporta au petit trop quelque part dans le palais. Des gens s’affairèrent autour de lui, on posa quelque chose sur sa bouche et il perdit conscience.
…
Il se réveilla plein de bandages dans un endroit frais, lumineux et propre. Il était allongé dans un vrai lit moelleux et des draps doux. Il s’enfonça dedans, c’était si bon d’avoir ce confort après ces mois enfermés dans l’obscurité de sa cellule.
Mais ça n’avait aucun sens! Il n’avait rien à faire là et la peur le prit à la gorge, une furieuse envie de saisir sa chance pour fuir traversa son esprit alors il se redressa et… retomba dans le lit. Il était enchaîné à la cheville avec une grosse chaîne reliée à un anneau ancré au sol.