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LOVELYBIBI

EGERIE CHAPITRE 02

EGERIE · 25 mars 2018

 

 

La musique à fond, Tom roulait sur ces petites routes qu’il ne connaissait que trop bien, il savait que son vieux pick up boueux allait rendre l’âme s’il ne se décidait pas à faire effectuer les réparations qui devenaient de jour en jour plus urgentes.

Il était d’humeur morose, son contrat de bûcheron terminé, il avait trouvé un job dans une station de ski et maintenant, les beaux jours arrivant, il allait devoir se trouver un contrat dans une ferme ou dans un quelconque hôtel. Et même en cumulant toutes ces activités, lorsqu’il aurait payé les pièces et la remise en état de ce fichu pick up, il ne lui resterait pas grand-chose pour vivre mais sans véhicule, impossible de se déplacer dans ce trou paumé, et ça, il ne pouvait pas se le permettre, c’était vital.

 

C’est alors qu’il aperçut une longue et fine silhouette qui gesticulait au bord de la route, son portable en main. Que faisait cette personne ici ? Les touristes débarquaient déjà ? En tout cas elle avait l’air d’être bien énervée celle là !

Tom s’arrêta derrière le véhicule luxueux et écarquilla les yeux, passionné de voitures il reconnut de suite la Bugatti Chiron, il venait de lire un article vantant les prouesses de ce bolide, se disant qu’à part être milliardaire, personne ne pouvait s’offrir un tel luxe.

 

Il était à peine descendu de son pick up qui faisait triste mine à côté de ce petit bijou, que l’homme car oui, c’était un homme, lui sauta pratiquement à la gorge, les yeux remplis de haine et lui agitant le téléphone sous le nez, piaillant contre ce foutu endroit où des animaux traversaient la route, ce foutu endroit désert et sans réseau.

 

Tom le laissa vociférer, de toute façon il ne pouvait pas placer un mot. Il avait juste remarqué que la fabuleuse voiture s’était échouée contre un arbre, que les dégâts n’étaient pas si importants, même si pour lui des griffures sur une telle voiture était un sacrilège. Mais en tous cas, le conducteur n’était pas blessé vu sa façon de s’agiter, un air furibond sur le visage. Il en profita pour l’observer, il devait reconnaître que l’homme était magnifique, vêtu de cuir noir recouvert d’une longue fourrure blanche, maquillé, des cheveux blonds coupés court sur les côtés de la tête avec une mèche plus longue et ondulée sur le dessus, des mains fines, des yeux noisette, des bijoux, peut être un mannequin ?

 

Tom finit par perdre patience, il n’allait pas non plus écouter les jérémiades de cet individu toute l’après midi, il devait trouver un nouvel emploi saisonnier le plus rapidement possible, lui !

 

« Stop! Calmez vous Monsieur, je vais vous aider! »

 

Et William s’arrêta net de parler en entendant cette voix un peu rauque, chaude et sensuelle pour regarder l’homme qui se tenait devant lui, un sourire charmeur aux lèvres.

 

Cette fois-ci ce fut William qui écarquilla les yeux et détailla Tom. Celui-ci était aussi grand que lui, de longs cheveux châtains foncés relevés en une sorte de chignon déstructuré, un visage parfait, une barbe et une moustache qui lui donnaient un air sauvage, un marcel moulant blanc qui laissait apercevoir sa merveilleuse musculature et sa peau hâlée dès que s’ouvrait sa chemise à carreaux de bûcheron au gré de ses gestes ou de la brise.

Des yeux chocolats le dévisagèrent, l’air inquiet, quoi ? Il avait perdu sa langue maintenant ? Mais William ne répondit pas, il se demandait encore comment une telle bombe pouvait exister dans le fin fond de ce trou perdu. Il venait de trouver son égérie !

 

« Monsieur? » Tenta Tom qui s’inquiétait du silence de l’inconnu.

 

Car maintenant celui-ci était statique devant lui, les yeux clos, une main posée sur le front, son Iphone dans l’autre, il semblait être déconnecté du monde. Soudain, il ouvrit brusquement les yeux.

 

« Ton nom? »

« Heu… Tom, mais Monsieur, votre voiture! »

 

William jeta un coup d’oeil sur son bolide, haussa les épaules et pianota sur son téléphone avant de pousser un cri strident. Tom recula de quelques pas avant de lui rappeler qu’ils étaient sur la route de la forêt et qu’il n’y avait pas de réseau à cet endroit.

 

La forêt de Woodtown était impressionnante par sa superficie et peuplée d’arbres très hauts et feuillus à travers desquels même un rayon de soleil ne s’aventurait pas. Elle était le refuge des animaux sauvages qui y vivaient en toute tranquillité. Mais elle était aussi une source de revenus pour le village qui accueillait l’été de nombreux touristes friands de ses chemins de randonnées.

 

« Je vais aller chercher quelqu’un pour m’aider à la sortir de là, je pense que vous n’aurez pas de problème pour démarrer, ce bijou est…. »

« Quoi ?, Hurla William, je me fiche de ce tas de ferraille, je veux un hélico! »

« Mais Monsieur… »

« Et ne me dis pas qu’il n’y a pas d’hôtel avec une piste d’hélico! » Gronda William.

 

Tom secoua la tête, cet homme l’exaspérait, un hélico ! Et puis quoi encore ! Il aurait préféré sortir le bolide seul et réexpédier ce fou furieux d’où il venait, mais malgré sa force, il ne pouvait pas.

 

« Je vais chercher… »

« Je viens avec toi! » Décida William, et il suivit Tom qui se dirigeait tranquillement vers son pick up, il monta avec agilité et se mit au volant.

 

Le beau blond se tenait debout devant le pick up en grimaçant de dégoût, lui, William Kaulitz, dans ce… dans ce quoi d’ailleurs, ça avait un nom ça ?

 

« Je ne monte pas là dedans ! » Siffla William.

« Ben alors vous restez ici et vous attendez ! C’est pas compliqué! » S’énerva le bûcheron.

 

Il allait démarrer, content de se débarrasser de ce personnage exécrable pendant au moins une heure, mais pas de chance pour lui, le blond grimpa et s’installa sur le siège passager.

 

« Enlevez ça, vous allez vous salir. » le prévint Tom en caressant la fourrure blanche de son passager.

 

Il n’avait jamais senti une matière aussi douce et soyeuse sous ses doigt rugueux. William haussa les épaules, il s’en foutait, il ne manquait pas de fourrures, il avait un immense dressing consacré aux fourrures, alors !

 

« C’est loin? Parce qu’avec ton engin, on n’est pas arrivé ! Ça roule pas plus vite? » Demanda William qui regardait son téléphone dans l’espoir que le réseau revienne par magie.

« C’est un pick up Monsieur, ici tout le monde se déplace en pick up! »

« Jamais entendu parler! » Maugréa le blond.

 

Tom se tut et se concentra sur la route mais il sentait le regard brûlant de William sur son visage et son corps et ça le rendait mal à l’aise. Il soupira de satisfaction lorsqu’ils sortirent enfin de la forêt dense et humide et arrivèrent à Woodtown, un charmant petit village accueillant et verdoyant. Les géraniums avaient déjà envahis les appuis de fenêtre, les campanules, les anémones et les jacinthes coloraient les jardins.

Il s’arrêta sur la place du village, devant le garage de chez Jo qui laissa tomber la clé qu’il tenait dans les mains lorsqu’il vit descendre William, enveloppé dans sa fourrure blanche, du pick up de Tom.

 

« Jo! l’interpella Tom, j’ai besoin de ton aide, ce Monsieur a voulu éviter un animal, ne demande pas lequel, il ne sait pas, sur la route de la forêt et j’ai besoin d’aide pour remettre sa voiture sur la route, c’est une Chiron, seul, je peux pas. »

 

Jo, le seul garagiste du village, un homme d’une cinquantaine d’année, grand, costaud et dégarni, sa salopette bleue recouverte de cambouis, les poches remplies de diverses clés, regardait le blond qui avait refusé d’entrer dans ce lieu dégoûtant, la bouche grande ouverte.

 

« Une Chiron ? Mais qui c’est ce mec ? »

« Je sais pas Jo mais fais vite s’il te plaît, ma patience a des limites, je vais finir par lui mettre un coup de botte aux fesses! » Murmura Tom à l’oreille de Jo.

 

« Ah mais non ! Mon chauffeur va s’en charger, et nous deux, on doit discuter Tom! » Intervint Bill.

 

Puis il continua de pianoter nerveusement sur son Iphone, le réseau étant miraculeusement réapparu dès la sortie de la forêt.

 

« Mike? Tu viens chercher la voiture, quoi! Elle est où ? Dans un arbre ! Tu dis à Jeff de ramener ses fesses avec A B C D, quoi je les ai viré, je m’en fous ! Tu leur dis de rappliquer et vite! Quoi encore ! J’en sais rien où ! Mais vous êtes tous des incapables! »

 

William faisait les cent pas devant le garage, hurlant dans son téléphone, ses bijoux étincelant sous le soleil timide de ce mois d’avril. Tom soupira, il pensa qu’il n’aurait jamais dû s’arrêter et laisser ce fou furieux dans la forêt. Il s’approcha du blond et lui arracha presque le téléphone qui semblait greffé à sa main.

 

« C’est Tom du village de Woodtown, dans le Vermont, la voiture se trouve sur la route de la forêt, à trente minutes du village. »

« ….. »

« Non, pas démolie, mais on ne peut pas la sortir seul, et oui, il va bien comme vous l’avez entendu. »

« ….. »

De rien, au revoir.

 

William lui jeta un regard noir et reprit son précieux téléphone.

 

« De quoi tu te mêles ! Je le paye assez cher pour qu’il se débrouille! »

« Sans indication, c’est difficile, non? » Rétorqua Tom assez sèchement.

 

Il allait remonter dans son pick up et partir. Il reviendrait voir Jo pour ses réparations le lendemain mais le blond le retint par le bras, avec une force que Tom n’aurait jamais soupçonnée.

 

« On doit parler!, Claqua Bill, il y a un endroit ici où on peut discuter? »

« Oui, le bar ou l’hôtel, au choix! »

 

William se tourna pour observer les lieux, non mais, il se fichait de lui ce Tom, où avait-il vu un hôtel ? Bon, le bar oui, ça devait être ce truc minable là, ça là, des magasins, ce truc était l’église, ça, la mairie, c’était écrit dessus, mais l’hôtel ? Il n’y avait rien avec des portes vitrées et voituriers à l’extérieur !

Tom leva les yeux au ciel, mais il venait d’où ce type ? Il lui indiqua l’hôtel d’un geste de la main.

 

« On peut y boire un verre? »

« Bien sûr, on peut même y manger si vous avez faim, Mary est une excellente cuisinière. »

 

Le blond fouilla dans son grand sac et en sortit une paire de lunettes Chanel qu’il enfila puis se tourna vers Jo qui se tenait toujours à la porte du garage.

 

« Jo! Dès qu’une bande d’incapables arrivent de New York, tu me les envoies à l’hôtel! »

« Oui Monsieur! » ne put que répondre Jo en se demandant comment il allait reconnaître une bande d’incapables.

 

Tom avait sa réponse, l’énergumène venait de New York, il ne lui avait pas même pas demandé puisque le blond jacassait sans cesse comme une pie et en plus sur la plaque d’immatriculation de la voiture, il n’y avait qu’un nom.

 

************************

J’ai pu enfin poster …

J’espèreq ue cette histoire vous plait toujours autant.

A la semaine prochaine XD

22 commentaires

    1. bah oui lol, je voulais pas d’un Tom faible, ce serait pas marrant sinon
      merci de ton comm

    1. mais elle l’est avec quand même un fond intéressant, enfin je l’espere tout du moins.
      merci de ton comm

  1. Hello,
    Super chapitre ! J’ai vraiment hâte de lire la suite ! Ça promet des étincelles entre Tom et Bill !
    Bisous,
    Angel

  2. je reviens par ici et je découvre votre nouvelle fic:j’adore ce nouveau Tom, j’adore quand il envoie la diva ballader!!!! et j’espère que ça va continuer un moment…
    Bon j’imagine que le pauvre va finir mannequin et finir par se plier aux caprices de Bill mais j’espère qu’il le remettra à sa place et lui montrera la vraie vie!!!!
    Bonne chance pour tes démarches et contente de vous retrouver..

    1. et bien oui nous adorons écrire de nouvelles histoires et celle ci était dans nos tiroires au cas ou je n’aurais plus le temps pour écrire Attraction donc …
      bon oui il va finir mannequin mais il n’est pas au bout de sa peine le pauvre.
      Merci beaucoup et heureuse de te revoir XD

  3. Coucou, j’adore quand bill est ignoble, je trouve que ça lui va trop bien
    J aime bien ce début de fiction, avec les caractères qu’ils semblent avoir, ça promet…

    1. ah ah oui oui il est caractériel dirons nous et il est en haut de la chaîne donc tout le monde acquiesce et obéit XD
      et bien tu verras par la suite comment Tom va s’en sortir avec ce Bill là XD
      merci de ton comm

    1. Bill est extravagant à souhait parce qu’il peut se le permettre en fait XD
      merci de ton comm

    1. et oui le monde tourne autour de lui, et il a une petite armée de gens à ses pieds… voilà voilà
      merci de ton comm

  4. Je reviens lire la suite et un seul mot j’adore entre bill et tom sa va bien s’engueuler a chaque fois j adore j adore

    1. Eh bien oui, ils ont tous les deux un caractère bien trempé donc forcement ça va faire des étincelles!!!
      Merci pour ton comm:)

  5. Vu comme c’est parti je vais rire toute seule stupidement devant mon ordi à chaque chapitre !
    Tom ne se démonte pas et qui rend la monnaie de sa pièce à l’hystérique citadin c’est assez chouette à voir !
    De toute façon, dans ces milieux là, les gens ne se laissent pas marcher sur les pieds alors ce n’est pas une diva new yorkaise qui va clouer le bec à Tom et le mettre à genoux pour répondre à ses petits caprices comme le font ses sbires dans sa tour !
    Par contre Tom ne sais pas encore ce qui va lui tomber dessus là….
    Allez hop ! Je continue !

    1. Et oui, Pauline, il n’y a pas de Tom posé, il a du caractère notre Tom!!
      A bientôt pour la suite et merci pour ton comm:)

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